Nous aborderons très succinctement en suivant la
Classification Internationale de 1989 qui prend en compte la
symptomatologie et l’étiologie des crises.
Classification des principaux syndromes épileptiques
(EPILEPSIA, 1989 / 389 – 399)
Epilepsies et syndromes épileptiques focaux
1.1 Idiopathiques, liés à l’âge :
Epilepsie bénigne de l’enfance à paroxysmes rolandiques
Epilepsie bénigne de l’enfance à paroxysmes occipitaux
Epilepsie primaire de la lecture.
1.2 Symptomatiques :
Epilepsie partielle continue de l’enfant
Cette catégorie inclut des syndromes très variés en fonction
de la localisation et de l’étiologie.
1.3 Cryptogéniques :
Etiologie inconnue.
Epilepsies et syndrome épileptiques généralisés
2.1 Idiopathiques, par ordre chronologique :
Epilepsie myoclonique bénigne du nourrisson
Epilepsie-absences de l’enfance
Epilepsie myoclonique juvénile
Epilepsie à crises Grand Mal du réveil
2.2 Cryptogéniques ou symptomatiques, avec par ordre
chronologique :
Spasmes infantiles (syndrome de West)
Syndrome de Lennox-Gastaut
Epilepsie avec abences myocloniques
|
 |
2.3
Symptomatiguqes :
2.3.1 Sans étiologie spécifiques :
2.3.2 Syndromes spécifiques :
De nombreuses étiologies métaboliques ou dégénératives
peuvent entrer dans ce cadre.
Epilepsie dont le caractère focal ou généralisé
n’est pas déterminé :
3.1 Avec association de crises généralisées et partielles :
Crises néonatales
Epilepsie myoclonique sévère de l’enfant
Epilepsie avec Pointes-Ondes continues pendant le sommeil
lent
Epilepsie avec aphasie acquise (syndrome de Landau-Kleffner)
3.2 Sans caractères généralisés ou focaux certains.
Syndromes spéciaux :
4.1 Crises occasionnelles :
Convulsions fébriles
Crises liées à une situation particulière : alcool, stress,
sevrage médicamenteux.
4.2 Crise ou état de mal isolés. |
A – LES EPILEPSIES PARTIELLES
1 – Les épilepsies partielles idiopathiques
Elles représentent près de la moitié des épilepsies de l’enfant et
sont dominées par l’épilepsie bénigne à pointes centro-temporales
(EPCT) ou épilepsie à paroxysme rolandique (EPR) à la fois la mieux
connue et la plus fréquente. Le caractère essentiel de ces
épilepsies, est d’avoir une évolution spontanément favorable avec
disparition des crises après l’adolescence.
2 – Epilepsie partielle symptomatique et cryptogénique
Ce sont les plus fréquentes des épilepsies chez l’adulte (2/3) ;
elles sont pharmaco-résistantes (c'est-à-dire rebelles au traitement
médical) dans 25 à 35 % des cas.
Les étiologies sont très diverses, se situant souvent dans les
périodes pré per ou périnatales (anoxie, infection…) mais pouvant
survenir à tout âge de la vie, y compris très tard. Parmi les
étiologies les plus courantes : des anomalies de développement du
cortex cérébral (« dysgénésie corticale »), des malformations
vasculaires, des séquelles post-infectieuses (encéphalite,
méningite…), des traumatismes crâniens graves, des tumeurs
cérébrales.
Parmi ces épilepsies partielles symptomatiques et cryptogéniques,
il est le plus souvent possible de rattacher la sémiologie à une
zone épileptogène lobaire de topographie frontale, temporale,
pariétale ou occipitale. Ce sont les épilepsies temporales qui sont
de loin les plus fréquentes, devant les épilepsies frontales, les
autres étant beaucoup plus rares.
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B – LES EPILEPSIES GENERALISEES
1 – Les Epilepsies généralisées idiopathiques
Liées à une prédisposition génétique, elles surviennent chez des
sujets neuropsychiquement normaux et s’accompagnent d’une
neuro-imagerie également normale. A l’EEG, le rythme de fond est
normal, mais il existe des paroxysmes critiques et intercritiques
répartis de façon bilatérale, synchrone et symétrique sur les deux
hémisphères.
Il existe de nombreuses formes d’épilepsie généralisée
idiopathique dont le début se situe à un âge spécifique (épilepsie
âge dépendante). Les plus fréquentes sont :
- L’épilepsie-absences de l’enfant
- L’épilepsie-absences de l’adolescent
- L’épilepsie myoclonique juvénile
- L’épilepsie avec crise grand mal du réveil
Dans l’ensemble, le pronostic de ces épilepsies est favorable du
fait d’une réponse le plus ouvent excellente à certains médicaments
antiépileptiques.
2 – Les Epilepsies généralisées cryptogéniques ou
symptomatiques
Les premières apparaissent chez des enfants jusque là normaux,
tandis que les secondes compliquent une encéphalopathie infantile.
Les plus fréquentes de ces épilepsies sont le syndrome de West,
débutant dans les premiers mois de la vie et associant des spasmes
en flexion, un arrêt du développement psychomoteur et d’importantes
anomalies EEG (hypsarythmie) et le syndrome de Lennox-Gastaut
commençant dans la première enfance et associant crises toniques,
atoniques et absences atypiques avec à l’EEG des Pointes-Ondes
lentes diffuses.
D’autres groupes d’épilepsie généralisée sévère sont représentés
par les épilepsies myocloniques progressives.
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